Les Ecoles d’Ermont en souffrance

ecole ermontLors de la séance du 11 février dernier, le Conseil Municipal d’Ermont a adopté le subventionnement d’écoles privées fréquentées par des élèves de la ville, comme la loi l’impose.

Cependant, la majorité municipale de M. Portelli (UMP) a décidé d’attribuer des subventions bien plus élevées que les minimums imposés par la loi. S’il est obligatoire d’aider les structures privées, nous ne comprenons pas pourquoi M. Portelli a tenu à aller au-delà de la participation légale, alors que les écoles communales publiques auraient bien besoin de ces subventions. Aussi, nous avons voté contre cette proposition en rappelant notre attachement à l’école publique et au service public de l’Education nationale.

Pour nous, c’est en améliorant la qualité d’accueil des enfants dans les écoles publiques que nous pourrons éviter que certaines familles placent leurs enfants dans des structures privées. M. Portelli préfère financer les écoles privées au détriment des écoles publiques.

De plus, des travaux d’extension avaient été promis dans plusieurs écoles (notamment à Delacroix et Victor Hugo) suite à la fermeture de l’école Pergaud, que nous avions dénoncée, et à la nouvelle carte scolaire qui en découlait. Résultat : les préfabriqués vont fleurir dans les écoles concernées. Force est de constater que certaines écoles ont pu bénéficier d’un projet architectural d’envergure (reconstruction du groupe scolaire Jaurès pour la modique somme de 13 millions d’euros) alors que pour d’autres, les moindres projets d’extension se transforment en préfabriqués.

M. Portelli avait également promis le classement de certains quartiers de la ville en « zone urbaine sensible » (ZUS), afin d’obtenir des fonds supplémentaires dans le cadre de la politique de la ville. Alors très confiant, il n’avait pas tenu compte de notre avis sur cette promesse qui nous semblait irréalisable. Un an plus tard, aucun classement n’est intervenu et l’avenir de la politique de la ville n’inspire pas grande confiance quant à l’extension des ZUS.

Derrière ces choix se trouve la question de l’accueil et du bien être des enfants dans les différents établissements scolaires de la commune. Opposés aux choix retenus lors de la fermeture de l’école Pergaud, nous constatons aujourd’hui que les conséquences de cette fermeture sont également à observer dans les autres écoles. Pour notre part nous ne voulons pas d’une Ecole de la République préfabriquée.

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