Publié par Générations Ermont le Mardi 16 juin 2009 dans la rubrique Actualité ermontoise, Général
Après avoir interdit les maraudes des Restos du Cœur, le Sénateur-Maire veut à présent bouter les SDF hors du centreville d’Ermont. Tout cela dans le mépris le plus total pour la démocratie et les Droits de l’Homme. L’affaire commence à faire du bruit et plusieurs media locaux se sont emparés du sujet…
Le Maire d’Ermont, Hugues Portelli, a pris un arrêté municipal le 13 mai 2009 « interdisant la consommation d’alcool dans certains lieux publics » autour de l’église d’Ermont. Cette décision unilatérale du Maire a pour seul objectif de chasser de la commune les personnes en grande précarité qui se réunissaient sur le parvis de l’église. Pour compléter cette triste dynamique, Monsieur le Maire a fait détruire les murets devant l’église afin que plus personne ne puisse s’y asseoir.
C’est bien une chasse aux plus démunis qui est en train de s’organiser sur la ville. Depuis la prise de cet arrêté, les contraventions pleuvent, la police nationale participant activement à cette initiative. Pire, les premières contraventions ont été dressées avant même que l’arrêté ne soit affiché, atteinte claire aux règles de la démocratie.
Les élus de Générations Ermont vont saisir le Préfet sur la légalité des termes de cet arrêté.
Cet acharnement municipal ne date pas d’hier. Depuis les dernières élections, le groupe des élus d’opposition Générations Ermont dénonce le caractère exclusivement répressif de l’arsenal d’Hugues Portelli. Les espaces publics sont systématiquement modifiés pour que personne ne puisse plus s’y arrêter : le square du 8 mai ou les abords du parking de la Halte par exemple. Le moindre espace sera bientôt grillagé, vidéosurveillé et sans aucun mobilier urbain.
Depuis le début du mandat, nous observons un net durcissement dans la politique municipale : interdiction des maraudes des Restos du Cœur, pas de volonté de rouvrir le centre de santé, fermeture d’une école, travaux pour priver les plus démunis de refuges… la liste s’allonge de semaines en semaines.
Monsieur le Sénateur-Maire préfère investir dans la vidéosurveillance par l’intermédiaire de Val et Forêt plutôt que d’impulser une politique de prévention. La politique sociale de la ville ne se réduit désormais plus qu’à des discours aussi peu convaincus que convaincants. Pour les élus de Générations Ermont, c’est prendre le problème à l’envers que de faire du tout-répressif sans aucune prévention.
Nous appelons à la solidarité et au respect de la dignité humaine. Il est intolérable que le répressif prenne le dessus sur les Droits de l’Homme. Nous ne voulons pas d’une société hypersécuritaire, sans contact humain, où l’on éclipse la misère à coup d’arrêté municipal et de chasse à l’homme. Pour notre part, nous ne voyons pas d’autres solutions que de prendre en charge le problème des plus démunis. Les expulser des beauxquartiers n’aura pas d’impact si ce n’est de détériorer les rapports sociaux et d’enterrer nos valeurs républicaines.
Le professeur de droit aurait-il oublié le sens du « contrat social » ?